đŸ’šđŸšŽđŸ»â€â™€ïžđŸ’š le vent est-il mon ami Ă  vĂ©lo ? (comment rouler et ĂȘtre au top comme xavier
)

temps de lecture : environ 8 minutes
. il y a des infos evidentes et d’autres plus subtiles. je vous laisse prendre connaissance de celles-ci.

Je suis sĂ»re que cette situation vous est familiĂšre : vous voulez partir Ă  vĂ©lo, vous regardez par la fenĂȘtre et on dirait que les arbres dehors vont s’envoler. Cependant, vous souhaitez sortir et faire du vĂ©lo ; rester Ă  l’intĂ©rieur n’est pas une option. rester Ă  l’intĂ©rieur c’est trichĂ© !!

Voyons comment il est possible de supporter le vent en roulant Ă  vĂ©lo sur la route. C’est sans aucun doute l’un des phĂ©nomĂšnes mĂ©tĂ©orologiques qui a la plus mauvaise rĂ©putation auprĂšs des cyclistes, surtout s’il souffle contre eux.

Apprendre Ă  vivre avec le vent

Il est important d’apprendre Ă  gĂ©rer cette situation. Si vous vivez en Espagne, il y a de grandes zones de la pĂ©ninsule oĂč le vent est frĂ©quent. Dans une ville comme Saragosse, par exemple, le vent souffle plus de 200 jours par an. Presque rien


Le vent de face est une vraie plaie. MĂȘme les ascensions les plus difficiles ont une fin, mais le vent peut entraver votre entraĂźnement pendant des jours et des jours. MĂȘme par temps calme, une portion de vent de face peut devenir une torture.

Pour vous donner une idée, prenons un exemple.

Imaginez que vous roulez sur un terrain plat et calme Ă  une vitesse de 25 km/h. Imaginez maintenant un vent de face de 15 km/h. Rien d’exceptionnel, juste une brise typique qui agite les drapeaux. Pour atteindre la mĂȘme vitesse, l’effort Ă  fournir est Ă©quivalent Ă  l’ascension d’une pente de 2,4%.

Si la vitesse du vent Ă©tait double (30 km/h), ce qui serait gĂȘnant, cela reviendrait Ă  monter une pente de 6 %. Imaginez que vous escaladez un col de montagne avec une pente moyenne de 6% Ă  25 km/h. Un rythme de coureur professionnel.

Cycliste avec les mains en appuient sur le vélo

Mais soyons positifs. Lorsque le vent souffle contre vous, vous pouvez en profiter pour améliorer votre condition physique. Chaque mÚtre pédalé vous fait travailler plus intensément.

Le vent Ă  vĂ©lo est plus exigeant physiquement, mais il faut aussi une certaine force mentale pour tenir le coup. Une astuce simple consiste Ă  se fixer de petits objectifs le long de son parcours, comme s’il s’agissait de l’ascension d’un col de montagne : cette cĂŽte raide que vous allez gravir, la fin de cette ligne droite, ce cycliste que vous allez dĂ©passer
 AprĂšs de nombreux jours d’entraĂźnement contre le vent, rouler calmement vous permettra de constater l’amĂ©lioration de votre condition physique.

Dans tous les cas, ne laissez pas le vent vous empĂȘcher de faire du vĂ©lo, Ă  moins qu’il ne soit si fort que votre vĂ©lo soit inutilisable et dangereux.

Adaptez votre développement

Certains cyclistes sont dĂ©terminĂ©s Ă  lutter contre le vent d’une maniĂšre presque hĂ©roĂŻque. Vous les repĂ©rerez parce qu’ils pĂ©dalent avec une cadence presque ridicule, au ralenti. Comme si rouler avec un dĂ©veloppement lĂ©ger paraissait indigne.

Évitez cette image Ă  tout prix. En plus d’avoir l’air pathĂ©tique, vos genoux et votre motivation en souffriront beaucoup moins. Prenez le vent de face comme s’il s’agissait d’une montĂ©e. Montez les vitesses et roulez avec une cadence vive, sans vous soucier de la vitesse. Rappelez-vous : dans un affrontement, le vent gagne Ă  tous les coups, et par KO.

Adopter une posture aérodynamique

Lorsque vous pĂ©dalez, 70 Ă  80 % de la rĂ©sistance au vent de la combinaison vĂ©lo-cycliste provient de votre corps. Pour pĂ©daler contre le vent, abaissez votre position sur le vĂ©lo jusqu’à ce que votre dos soit presque plat.

Placez vos mains sur les leviers de frein ou sur la partie infĂ©rieure du guidon. Essayez de garder vos avant-bras aussi horizontaux que possible. L’idĂ©e est que le vent ne frappe pas directement votre corps, mais glisse sur votre corps.

Cyclisme en plein itinéraire

Il peut sembler Ă©trange de rouler presque allongĂ© comme un coureur de contre-la-montre Ă  20 km/h ou moins, mais tout avantage aĂ©rodynamique compte. Il est Ă©galement vrai que pour certains coureurs, rouler en appui sur la partie infĂ©rieure du guidon pendant une longue pĂ©riode reprĂ©sente un effort trop important. Il est donc conseillĂ© d’entraĂźner cette position de temps en temps pour en prendre l’habitude.

Lorsque le vent est fort, vous remarquerez immĂ©diatement que chaque changement de position a un impact direct sur vos performances aĂ©rodynamiques. Trouvez votre position idĂ©ale en plaçant vos mains sur diffĂ©rentes parties du guidon, en dĂ©plaçant vos coudes vers l’intĂ©rieur ou l’extĂ©rieur, ou en modifiant lĂ©gĂšrement la position de votre dos. C’est une question de pratique.

Prenez soin de votre Ă©quipement

Les vĂȘtements amples peuvent vous porter prĂ©judice lorsque le vent souffle de face ou de cĂŽtĂ©. Vous pouvez devenir comme un voilier Ă  la dĂ©rive. C’est aussi un crime esthĂ©tique pour un cycliste en herbe. Imaginez, par exemple, que vous portez un impermĂ©able pour descendre un col de montagne. Il est frĂ©quent que ce type de vĂȘtement ne soit pas parfaitement ajustĂ© au corps et qu’il se mette Ă  flotter comme un drapeau, ce qui vous ralentit clairement.

Face au vent, il vaut mieux ĂȘtre en groupe

Les jours de grand vent, il est conseillĂ© de rouler en groupe. Les kilomĂštres passeront Ă  toute vitesse. Pour vous donner une idĂ©e, le fait de pĂ©daler en groupe permet d’économiser environ 35 % d’énergie par rapport au cycliste situĂ© Ă  l’avant du groupe.

Toutefois, veillez Ă  ne pas vous approcher trop prĂšs du pneu du cycliste qui vous prĂ©cĂšde. Si vous le frĂŽlez, vous serez victime de l’aiguiseur classique. Vous pourriez ĂȘtre Ă©jectĂ© et tomber au sol, avec le danger que cela comporte pour vous et votre groupe.

Cyclistes en peleton

Si le vent vient de cĂŽtĂ©, la protection ne sera possible que si vous vous placez du cĂŽtĂ© opposĂ© Ă  la direction d’oĂč vient le vent. Dans ce cas, n’oubliez pas qu’en Espagne, il est illĂ©gal de rouler parallĂšlement Ă  plus de deux colonnes de cyclistes.

Adaptez vos randonnées au vent

Lorsque vous pĂ©dalez par temps venteux, choisissez des itinĂ©raires protĂ©gĂ©s, afin de pouvoir profiter d’un peu de rĂ©pit tout au long du parcours : le bas des routes, les forĂȘts, la protection des montagnes


Une autre option consiste Ă  concevoir des itinĂ©raires avec des changements de direction. Sinon, roulez contre le vent jusqu’à ce que vous vous ennuyez et revenez dans le sens du vent. Vous progresserez Ă  mesure que vous vous rapprocherez de la fin de votre parcours et vous rentrerez chez vous en pensant que vous ĂȘtes un meilleur cycliste que vous ne l’ĂȘtes rĂ©ellement. 

Avec le vent dans le dos, vous serez tentĂ© de vous laisser aller ou de pĂ©daler doucement. Si vous avez encore de la force, ne le faites pas. Tirez-en le meilleur parti pour continuer Ă  appliquer la puissance et arriver Ă  la fin de votre parcours comme un titan. Grand plateau, petit pignon, jusqu’à votre objectif. Vous rattraperez le temps perdu et votre entraĂźnement sera plus complet.

Cycliste en repos sur le bord de la route

Attention aux vents latéraux et aux rafales

Si les vents de face sont inconfortables, les vents latĂ©raux peuvent ĂȘtre tout aussi gĂȘnants. Et dangereux. Quand il est constant, il est gĂ©nĂ©ralement facile Ă  gĂ©rer. Le problĂšme se pose en cas de rafales de vent. Dans ce cas, vous devez prendre des prĂ©cautions supplĂ©mentaires. Surtout si votre vĂ©lo est Ă©quipĂ© de roues Ă  profil larges.

Si vous roulez sur des routes Ă  forte circulation, faites attention aux turbulences provoquĂ©es par les vĂ©hicules lourds qui circulent dans votre direction. Il est Ă©galement dĂ©conseillĂ© de rouler sur l’extrĂȘme droite de la route, car un coup de vent pourrait vous envoyer dans le fossĂ©.

Un autre point essentiel est la gestion des rafales de vent dans les descentes raides et sinueuses. Dans ce cas, les changements de direction et l’inclinaison de votre vĂ©lo peuvent vous dĂ©stabiliser. Faites Ă©galement attention en sortant des tunnels. Vous pourriez rencontrer une rafale de vent inattendue.

En cas de vent latĂ©ral fort, pĂ©dalez plutĂŽt que de vous laisser tomber dans le sens de la pente. Plus la traction est importante, plus votre vĂ©lo sera maniable. En abaissant la position de votre corps, vous exercez une force sur la roue avant, ce qui peut vous mettre en difficultĂ©. À cet Ă©gard, plus les pneus sont larges, plus ils adhĂšrent au sol, ce qui offre une sĂ©curitĂ© et une stabilitĂ© supplĂ©mentaires.

Cycliste en pleine montée

Dans les deux cas, un peu d’entraĂźnement et de calme, vous permettront de faire face Ă  ces situations. Si vous laissez la peur vous freiner, votre position sur le vĂ©lo deviendra rigide, le vĂ©lo sera instable et vous vous mettrez en danger.

Dans de nombreux cas, c’est la peur qui provoque l’accident, plutĂŽt que le vent. Plus vous ĂȘtes obsĂ©dĂ© par une situation dangereuse, plus vous risquez de tomber dans son piĂšge.

allez Xavier, nous aussi le vent ne nous fait pas peur !!


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