đŸ§đŸŒâ€â™€ïž Restons Ă  l’écoute : quelles sont Les Blessures du Cycliste


Sujet peut-ĂȘtre banal mais important đŸ‘đŸ» La saison est belle et bien lancĂ©e
: tiens, j’ai un point au mollet 😒
 bizarre ce ressenti dans le genou đŸ˜©â€Š j’ai vraiment mal au dos sur ce vĂ©lo


je ne vous dis pas de vous coller des scotchs de couleur partout (hein Xavier J. ?)
 Quoique ça peut servir
 (tiens ça peut faire l’objet d’une prochaine publication : le Taping
 je maĂźtrise
), mais avant cela, DĂ©tectons les diffĂ©rentes blessures du cycliste?

au hasard de mes clics, j’ai trouvĂ© cet article intĂ©ressant et exhaustif
 đŸ‘ŒđŸ»â€Š lecture de 5 minutes environ


Par le docteur Claude Marle, MĂ©decin FĂ©dĂ©ral RĂ©gional et du team Delko Marseille Provence KTM et remasterisĂ© par Laure M. âœđŸ» đŸ€

La pratique du cyclisme a comme avantage d’ĂȘtre effectuĂ©e en dĂ©charge, c’est-Ă -dire sans contraintes liĂ©es au poids, contrairement Ă  la course Ă  pied, souvent source de nombreuses blessures.  Elle a en revanche une exigence, c’est de respecter un bon placement et un Ă©quilibre du corps sur le vĂ©lo au risque de voir apparaĂźtre des douleurs et de rĂ©elles pathologies.

Les pathologies liées à une inadaptation du couple cycliste-machine entraßnant des microtraumatismes répétés

Les tendinites
 les fameuses tendinites


Du tendon rotulien ou du quadricipital ; il s’agit de douleurs sur ces tendons lors de la pratique, surtout si la durĂ©e est longue et/ou intense associĂ©e Ă  de mauvais rĂ©glages tels qu’une selle trop basse ou trop avancĂ©e. 

À contrario, une selle trop haute peut favoriser des douleurs et des tendinopathies sur l’arriĂšre de la jambe au niveau des mollets ou des ischio-jambiers. Des tendinites au niveau de la partie interne du genou (patte d’oie) peuvent Ă©galement survenir si le sujet porte des chaussures avec des cales automatiques et qu’il y a soit en raison d’un mauvais rĂ©glage de la cale sur la chaussure entraĂźnant une rotation externe du pied, soit si la personne a une rotation externe de hanche importante et un positionnement de la cale non adaptĂ©.

Le syndrome rotulien đŸŠ”đŸ»

C’est un problĂšme frĂ©quent, gĂ©nĂ©ralement liĂ© Ă  une pratique avec des braquets trop importants pendant un temps trop long. C’est aussi parfois par un positionnement trop haut de la selle ou une reprise de pratique intensive aprĂšs un arrĂȘt prolongĂ©. 

Il est trĂšs important d’ĂȘtre progressif lors des phases d’entraĂźnement et de compĂ©tition. Ce syndrome peut Ă©galement ĂȘtre favorisĂ© par un dĂ©faut anatomique du genou – dysplasie patellaire et/ou trochlĂ©enne – qui s’exprime souvent vers l’adolescence.

L’utilisation des cales automatiques a l’inconvĂ©nient des chutes lors de l’apprentissage, mais permet en revanche des phases de poussĂ©e et de traction qui utilisent alors de maniĂšre Ă©quilibrĂ©e l’ensemble des muscles des membres infĂ©rieurs. 

Les douleurs du rachis 🙀

Le positionnement du sujet sur son vĂ©lo est trĂšs important, fonction de la taille du cadre du vĂ©lo qui doit ĂȘtre choisi selon la morphologie du cycliste. Une selle trop haute par rapport au guidon ou une taille du cadre inadaptĂ©e du vĂ©lo peut favoriser des cervicalgies par hyperextension du cou. Une diffĂ©rence de longueur de jambe supĂ©rieure Ă  un centimĂštre non compensĂ©e, un bec de selle ou une selle trop relevĂ©e peuvent favoriser des lombalgies. Il faut nĂ©anmoins dire ici que la plupart des lombalgies ne sont pas une contre-indication Ă  la pratique du cyclisme.

Les divers problĂšmes du siĂšge đŸ€“

Ils sont liĂ©s le plus souvent Ă  une mauvaise selle (trop large ou trop Ă©troite, trop souple ou usĂ©e) mais aussi Ă  un dĂ©faut d’hygiĂšne cutanĂ©e ou l’absence de changement rĂ©gulier de cuissard. Cela peut aussi venir d’une selle trop basse favorisant un appui prĂ©fĂ©rentiel sur l’arriĂšre. Ces problĂšmes de santĂ©, bursite, folliculite, le fameux troisiĂšme testicule (induration localisĂ©e) doivent ĂȘtre pris en charge sans dĂ©lai.

Les pathologies neurologiques du poignet đŸ™ŒđŸ»

Un guidon trop bas ou mal positionnĂ© peut favoriser des hyper-appuis au niveau des paumes comprimant les nerfs radiaux ou ulnaires sur les Ă©minences thĂ©nar ou hypothĂ©nar. Un poignet trop flĂ©chi peut Ă©tirer le nerf mĂ©dian. Ces traumatismes des nerfs engrainent des fourmillements au niveau de certains doigts avec une atteinte sensitive ou motrice. Outre les modifications de rĂ©glage et l’utilisation de gants bien rembourrĂ©s, il faut traiter rapidement ces douleurs liĂ©es aux souffrances de ces nerfs pĂ©riphĂ©riques pour Ă©viter les

Les macro-traumatismes

Le risque principal de la pratique cycliste est la chute. Il existe diverses pratiques, de la route en passant par le cyclo-cross et le VTT à la piste ou le BMX qui entraßne des traumatismes parfois légÚrement différents. On observe le plus souvent :

Les fractures de la clavicule 

C’est le sport le plus pourvoyeur de cette pathologie. C’est dans ce milieu que l’on a dĂ©butĂ© la prise en charge chirurgicale alors qu’il y a 30 ans, le traitement par immobilisation Ă©tait la rĂšgle absolue. L’intervention est de plus en plus souvent choisie – dĂ©pendant des localisations de la fracture – car elle donne en gĂ©nĂ©ral un rĂ©sultat de meilleure qualitĂ© et un retour plus rapide Ă  la pratique avec peu de complications.

Les traumatismes du genou

En apparence bĂ©nins, ils deviennent parfois un vrai problĂšme s’ils touchent l’articulation fĂ©moro-patellaire, Ă  l’origine d’une contusion qui peut endommager le cartilage Ă  ce niveau qui est la zone la plus sollicitĂ©e lors du pĂ©dalage. 

Il est important de respecter un repos strict le temps que ces lĂ©sions guĂ©rissent, sous peine d’avoir Ă  moyen ou long terme une rĂ©elle chondropathie empĂȘchant la poursuite de la pratique. Évidemment le stade au-dessus est la fracture de la rotule, plus facilement diagnostiquĂ©e mais dont les suites sont toujours alĂ©atoires.

Les traumatismes crĂąniens đŸ€Ż

Ces pathologies ne sont pas spĂ©cifiques du cyclisme mais sont bien sĂ»r trĂšs frĂ©quentes et deviennent, Ă  l’instar de ce qui se fait dans d’autres sport comme le rugby et le foot, l’objet d’une meilleure Ă©valuation afin de dĂ©pister les commotions cĂ©rĂ©brales qui peuvent faire courir des risques aux coureurs s’ils poursuivent la compĂ©tition aprĂšs une telle pathologie. 

La commission médicale de la fédération a beaucoup travaillé sur ce sujet pour informer et protéger les coureurs. Il faut privilégier la protection des jeunes et éviter le deuxiÚme impact qui peut donner des complications.

Les pathologies médicales liées à une pratique intensive

L’asthme d’effort 🌬

C’est une maladie qui n’est pas spĂ©cifique de la pratique cycliste car elle existe dans d’autres activitĂ©s sportives, mais elle touche essentiellement les sports d’endurance, donc frĂ©quemment le cycliste. 

Ce problĂšme concerne bien sĂ»r les personnes souffrantes d’asthme de repos, mais aussi Ă  la longue certains cyclistes qui en sont exempts initialement mais qui vont voir survenir aprĂšs un certain nombre d’annĂ©es de pratique des signes Ă©vocateurs. On parle alors de « bronchoconstriction induite par l’exercice » car le phĂ©nomĂšne en cause est une inflammation des bronches liĂ©e Ă  cette pratique intensive entraĂźnant une diminution du calibre des bronches comme dans l’asthme. 

Le diagnostic est parfois difficile car le mode de survenue est trĂšs insidieux et la prĂ©sence des signes, intermittente. Cela peut s’exprimer par des sifflements caractĂ©ristiques mais aussi par de la toux aprĂšs l’effort ou simplement par une baisse inexpliquĂ©e des performances. Le traitement repose sur les mĂ©dicaments habituels de l’asthme en spray, qui n’ont aucun effet dopant mais permettent juste aux sujets atteints de revenir Ă  leur niveau respiratoire normal.

L’endofibrose artĂ©rielle 😕

C’est une pathologie assez spĂ©cifique du cycliste, touchant en particulier l’artĂšre iliaque externe, mĂȘme si elle a Ă©tĂ© dĂ©crite dans d’autres sports, mais plus rarement. Il se crĂ©Ă© un allongement et/ou un Ă©paississement d’une partie de cette artĂšre liĂ©e au frottement et Ă  l’étirement rĂ©pĂ©tĂ©s lors du mouvement de pĂ©dalage, entraĂźnant alors une baisse progressive de la lumiĂšre du vaisseau (endofibrose) et donc un manque d’apport en sang et en oxygĂšne du muscle Ă  l’effort. 

La symptomatologie est une baisse de force du ou des membres inferieurs Ă  l’effort avec une sensation de crampes. Elle touche essentiellement les cyclistes de haut niveau ou amateurs confirmĂ©s ayant fait de nombreux kilomĂštres. Le traitement est exclusivement chirurgical.

Les pathologies digestives (bien
. pas bien
.)

Les cyclistes, en particulier sur route, ont souvent des troubles digestifs, liĂ©s Ă  divers facteurs : une position allongĂ©e vers l’avant sur leurs machines entraĂźnant une compression de l’abdomen, des besoins alimentaires frĂ©quents et riches en sucres rapides – au vu de leur dĂ©pense Ă©nergĂ©tique importante – au pouvoir oxydatif important, dĂ©lĂ©tĂšre pour la muqueuse et une ischĂ©mie Ă  l’effort liĂ©e Ă  une baisse de perfusion des viscĂšres durant les efforts prolongĂ©s. 

Cette diminution du flux sanguin s’explique par une redistribution du volume sanguin en cas de dĂ©shydratation qui va prĂ©fĂ©rentiellement vers les organes nobles et les muscles. Les consĂ©quences sont des troubles digestifs divers, intolĂ©rance alimentaire et dysbiose – dĂ©sĂ©quilibre de la flore digestive. 

Des apports alimentaires spĂ©cifiques et l’utilisation de probiotiques sont recommandĂ©s. Les quelques exemples Ă©voquĂ©s ci-dessus montrent que la pratique cycliste a des pathologies spĂ©cifiques ou prĂ©fĂ©rentielles. Il est important de les connaĂźtre pour les dĂ©pister et les diagnostiquer. 

En prĂ©vention, il importe de respecter des rĂ©glages de la machine adaptĂ©s Ă  la morphologie du cycliste et d’effectuer une pratique progressive et raisonnĂ©e. Il n’y aura alors que peu de risque de voir apparaĂźtre des pathologies, et le vĂ©lo pourra alors conserver une de ses fonctions principales : ĂȘtre un outil de santĂ©.

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